Date de l'article 2019-05-16

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La hausse du salaire minimum fait mal aux producteurs de fraises et de framboises

Source Le Soleil


Plusieurs Québécois attendent fébrilement juin et juillet pour déguster leurs fruits préférés : la fraise et la framboise du Québec. Derrière ces produits traditionnels se trouvent des producteurs affairés, qui eux, malgré l’engouement des consommateurs, ont de plus en plus de difficultés financières et sont parfois contraints à quitter le domaine. 


Certains facteurs expliquent la diminution des producteurs de fraises et de framboises au Québec : une compétition féroce avec les produits du Mexique et de la Californie, des difficultés de rendement liées aux conditions climatiques et la hausse du salaire minimum, qui a augmenté de 16 % ces trois dernières années.

«Depuis quelques années, nous voyons une vraie diminution des producteurs au Québec, et c’est sûr que le facteur d’augmentation du salaire minimum est important puisque plus de 50 % des coûts de production sont dédiés à la main-d’œuvre», explique la directrice générale de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, Jennifer Crawford.

Le président de la Ferme François Gosselin, Louis Gosselin, est directement touché par cette hausse du salaire minimum. Puisque les fraises doivent être cueillies à la main, il ne peut réduire son équipe sur le terrain. «Avec l’augmentation du salaire minimum au-delà du coût de l’inflation, c’est la marge de profit qui diminue directement chaque année», déplore-t-il. 

Même constat pour le copropriétaire de la Ferme Onésime Pouliot, Guy Pouliot. «La hausse du salaire minimum ébranle l’industrie financière des fermes de fraises et framboises. Avec le salaire minimum qui a passé de 10,75 $ à 12,50 $, il y a eu une perte de 10 % des producteurs», souligne-t-il. Selon lui, les maraîchers devraient subir les mêmes conséquences puisque 40 % de leurs dépenses sont consacrées à la main-d’œuvre.



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